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07 mars 2014

En chantant, il vit ses rêves (Télé-Loisirs, 1994)

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Article sur sa carrière et ses projets (ce qui deviendra le concert pour la Tolérance en 1995) donné à l'hiver 1994 avec comme prétexte l'album Hong-Kong.

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06 mars 2014

Jean Michel Jarre, géomètre et nomade (Madame Figaro, 01/03/2007)

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2007,coupure presse,téo et téaPionnier de la musique électronique, manitou des mégaconcerts en plein air, sous les buildings de Houston, au pied de la tour Eiffel, dans la Cité interdite, sur les docks de Londres ou de Gdansk, Jean-Michel Jarre, 58 ans, a toujours cultivé au fil de sa carrière, cette image de musicien pressé, soucieux de son image juvénile et avide de modernité. De ses classes avec Pierre Schaeffer au sein du Groupe de recherches musicales, ce géomètre a conservé le goût de l’expérimentation des champs sonores qui va de pair avec un solide flair depuis le succès planétaire d’Oxygène (1976), vendu à douze millions d’exemplaires.

Trente et un ans après et quelque dix-sept albums plus tard, il sort un nouvel opus studio, Téo et Téa (chez Warner Music), habile mixage d’électro, de trip-hop et de dancefloor dans lequel il impose son style, lyrique et dansant, taillé pour les clubs. Composés sur des synthés nouvelle génération, comme le Virus qui a un son de guitare, le Pro Tools et autres samples rythmiques, ce sont treize morceaux qui oscillent entre énergie rythmique et mélancolie mélodique. Le tout est construit comme un scénario de film sur le thème du coup de foudre, de « la rencontre amoureuse, de la recherche de l’autre, d’un partenaire idéal dans un monde où la solitude prédomine malgré tous les outils de communication ultrasophistiqués qui nous entourent, explique l’intéressé. Et l’avantage de la musique, c’est qu’elle livre des émotions qu’il est facile de partager en inventant sa propre histoire amoureuse. Chacun est libre d’avoir sa propre interprétation, sa propre perception sensorielle, comme dans un film de David Lynch ».

:: In the Mood for Love ::
Téo et Téa décline donc l’aventure du couple (Touch to Remember, Chatterbox, Partners in Crime 1 et 2, Beautiful Agony, avec les cris d’Anne Parillaud, In the Mood for You), et renvoie forcément à la vie privée du musicien qui a largement alimenté les rubriques people après sa séparation d’avec Charlotte Rampling, sa liaison orageuse avec Isabelle Adjani et son mariage avec l’actrice Anne Parillaud. « J’ai vécu une période difficile, avoue-t-il, personnelle et artistique, dont j’ai vu le bout récemment après les retrouvailles avec mon père, Maurice. Après tant d’années de silence mutuel, on s’est enfin réconciliés. »

Plus serein, apaisé, Jean-Michel Jarre s’est remis au travail dans son studio de Bougival en concevant une cinquantaine de maquettes dont il en a conservé une vingtaine. « J’ai composé sur quatre instruments, en jouant moi-même de la batterie. Je voulais faire un album ouvert, compatible avec les plates-formes de téléchargement comme iTunes ou Dailymotion parce que le public a bougé et que la musique est devenue nomade. Le support du CD s’est banalisé, l’iPod lui succède et, avec lui, la musique dématérialisée. En même temps, il est intéressant de constater que la relation avec l’artiste en concert s’est amplifiée, comme si l’envie de communier était encore plus forte. »

Face à la concurrence de la scène électro internationale, de Daft Punk à Air en passant par Bob Sinclar et Chemical Brothers, Jean-Michel Jarre suit son chemin, un peu agacé par les nouveaux prophètes de la french touch, terme générique totalement inconnu, selon lui, hors de nos frontières. « J’ai toujours essayé d’échapper aux modes », rétorque-t-il. Pour l’heure, le clip de Téo et Téa est en playlist sur MTV et le musicien s’apprête à tourner en Europe, dans des clubs comme le Queen à Paris (le 15 avril) ou l’Apple Center à Londres.

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05 mars 2014

Jarre reprend une dose d'oxygène (VSD, 12/12/2007)

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À 59 ans, l'éternel ado ressort ses vieux synthés, ancêtres de la musique électronique, ARP, Moog, Thérémine et autres Mellotron, pour donner un coup de jeune à son plus gros tube, dans une série de concerts intimistes. Lui qu'on connaît pour ses concerts pharaoniques et son goût pour la haute technologie investit le théâtre Marigny. Il y interprétera, trente ans après, son plus gros tube avec des instruments d'époque. Dans le même temps, Oxygène ressort en disque dans une version vintage.

VSD: Pourquoi, trente ans après, réenregistrer Oxygène à l'identique?
JMJ:
À l'époque, j'avais enregistré dans ma cuisine, avec deux ou trois synthés et un huit-pistes, et je m'étais tout de suite dit qu'un beau jour je devrais le refaire avec du matériel un peu plus sérieux. Et puis, le disque est sorti avec le succès qu'on connaît (15 millions d'exemplaires vendus, NDLR). Aujourd'hui, j'ai ressorti ces vieux instruments - j'avais acheté mon premier synthé en 1966 - et je reste sidéré par la chaleur de leur son. Au même titre que le stradivarius pour le classique ou les "Les Paul" et "Fender Stratocaster" pour le rock, ces instruments font partie de la mythologie de la musique. C'est pour ça que j'ai voulu les réunir, pour que le public les voie et les entende : il y en aura près de quatre-vingts sur scène.

VSD: en 2008, on fêtera les 50 ans du GRM (Groupe de recherches musicales), dont vous êtes l'un des enfants.
JMJ:
Pierre Schaeffer, son fondateur, est mon maître absolu, la personne la plus mal reconnue, alors que lui, tout seul, a changé la musique du XXe siècle. Il a tout inventé: le sillon fermé, c'est-à-dire la boucle, le sample, le delay, la réinjection, les bandes à l'envers, les découpages sur la bande magnétique. Il est aussi important que Mozart.

VSD: On fêtera également les 40 ans de Messe pour le temps présent, de Michel Colombier et Pierre Henry, le premier mariage de la pop et de la musique électroacoustique.
JMJ:
Ce morceau a eu une influence énorme pour la suite. Il était totalement en phase avec ce que je faisais à l'époque. C'est mon univers, je me nourris de ça.

VSD: Citez-nous vos 5 disques électroacoustiques de référence.
JMJ:
La bande-son d'Orange mécanique car, cas unique dans l'histoire de la musique, pendant son enregistrement le compositeur a changé de sexe (Walter Carlos est devenu Wendy Carlos, NDLR). Et dans le traitement des sons, liquéfié, presque en fusion, on le sent bien. Ça ne se reproduira plus.
Je retiens aussi Symphonie pour un homme seul, de Pierre Schaeffer, dofficile à trouver, mais ce sont vraiment les prémices de la musique concrète; Poème électronique d'Edgar Varèse, fondateur!, Messe pour le temps présent, de Michel Colombier et Pierre Henry, Autobahn de Kraftwerk et Oxygène, bien sûr!

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Jean-Michel Jarre, le retour du père des musiques électroniques (La Voix du Nord, 22/03/2007)

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2007,téo et téaJean-Michel Jarre sort ce lundi un nouveau disque, «Téo et Téa», aux sonorités dance très actuelles. Rencontre, en avant-première, avec le père des musiques électroniques en France.

Deux énormes enceintes encadrent un écran plasma et un système home cinéma dernier cri. Un ordinateur portable trône sur une table basse, mais pas l’ombre d’un de ces énormes synthétiseurs qui ornaient la pochette de son premier album Oxygène. C’est pourtant dans cet appartement, à deux pas des Champs-Elysées, que Jean-Michel Jarre, look d’éternel jeune homme savamment entretenu, a composé son dernier album. « On a la chance maintenant de pouvoir travailler avec des instruments nomades, peu encombrants. Ici, c’est un lieu assez intime où j’aime me retrouver. J’y ai composé une cinquantaine de maquettes, que j’ai ensuite enregistrées dans mon studio».

Des maquettes qui forment les chansons sans paroles du nouvel album de Jean-Michel Jarre, Téo et Téa, couple imaginaire d’un univers technoïde extrêmement physique.

:: Le partage ::
« C’est vrai qu’il y a un côté plus rythmique, plus sensuel dans ce disque. «Téo et Téa» est lié au thème de la rencontre. Aujourd’hui, il y a une quête obsessionnelle de la recherche de l’autre. Ça peut paraître paradoxal, on est dans une époque où il y a de plus en plus d’outils de communication, mais on a l’impression que cette virtualité qui nous envahit isole plus qu’elle ne réunit. Les gens sont donc en quête de partage. Je suis parti de cette idée pour faire un disque plus rythmique, plus jubilatoire avec des morceaux dancefloor. Les discothèques étant aussi des lieux de rencontres».

:: Les nostalgiques d'Oxygène et Equinoxe seront peut-être décontenancés, pas les nouvelles générations ::
«On dit souvent que la musique électronique c’est froid. Je suis persuadé du contraire. La musique classique est un procédé très cérébral, très abstrait dans le processus de composition, transformer des notes sur le papier en sons. Alors que dans la musique électronique, vous êtes votre propre luthier, vous fabriquez vos sons avec vos mains. Il y a un côté plus direct, plus sensuel. La question de l’émotion, c’est le problème du musicien, pas de l’outil qu’on utilise».

:: Opéras électroniques ::
Cette émotion, Jean-Michel Jarre aime la faire partager au cours de ses concerts événements, véritables opéras électroniques, dignes du Livre des records. «Je ne suis pourtant pas mégalo. J’aime intégrer l’environnement dans mes concerts, en m’interrogeant sur la manière visuelle de rendre cette musique. À Houston, un concert qui a réuni 1,5 millions de spectateurs, j’ai joué avec l’architecture des lieux. On m’a aussi proposé de jouer devant les pyramides d’Égypte. Ça ne se refuse pas».

Jean-Michel Jarre garde également un souvenir ému de son premier concert en Chine, juste après l’ère Mao : « J’avais l’impression de jouer sur une autre planète, devant des gens qui n’avaient jamais vu ni entendu chose pareille. Ce fut un choc de part et d’autre ».

Plus modestement, Jean-Michel Jarre jouera son nouveau disque en boîte de nuit. Histoire de partager de manière plus intime le concept de « rencontre » qui court tout au long de Téo et Téa.

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04 mars 2014

30 ans après, Jean Michel Jarre reprend une goulée d'Oxygène (AFP, 30/11/2007)

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Pour fêter les 30 ans de la sortie mondiale d’Oxygène, l’album qui a lancé sa carrière, Jean-Michel Jarre l’a réenregistré avec les synthétiseurs d’origine qu’il avait utilisés en pionnier à l’époque.

Cette version 2007 très proche de l’original est parue lundi en France et en Europe. Jarre, 59 ans, jouera l’intégralité de l’album lors de dix concerts au théâtre Marigny à Paris du 12 au 26 décembre, sur les synthétiseurs analogiques de l’époque, aux noms de vaisseaux spatiaux (ARP 2600, VSC3, Eminent 310 ou encore les fameux Moog Modular et RMI).

Accompagné par trois musiciens, il envisage de donner d’autres concerts dans des capitales européennes en 2008. Cet « Oxygène » réenregistré comme il y a 30 ans est sorti en trois versions: CD simple, boîtier CD et DVD (avec l’enregistrement filmé intitulé «Oxygène – Live in your living room») et coffret CD et DVD avec des lunettes censées en permettre le visionnage en 3D.

«Oxygène», paru fin 1976 en France et en 1977 dans le monde, était le deuxième album de Jarre et a rencontré un énorme succès public. Avec 12 millions d’unités vendues, ce disque, composé de six plages instrumentales et récompensé d’un grand prix de l’Académie Charles Cros, est l’un des plus gros succès français à l’international (il avait notamment été numéro 2 dans les charts anglais).

Il reste aussi le meilleur album de son auteur. Il a d’autant mieux résisté à l’épreuve du temps que les 30 ans écoulés depuis sa création lui donnent aujourd’hui un côté « rétro-futuriste » qui ajoute à son charme.

Grâce à lui, Jarre s’est établi comme un des pionniers des musiques électroniques, avec une dimension plus grand public que des groupes comme les Allemands Kraftwerk ou Tangerine Dream.

Ce technophile s’est ensuite spécialisé dans les méga-concerts son et lumière dans des lieux grandioses (Tour Eiffel, Pyramides d’Egypte, Acropole, Chine…).

En 1997, pour les 20 ans d’Oxygène, il en avait sorti une suite, Oxygène 7-13″
Fils du compositeur Maurice Jarre (qui a écrit la musique de nombreux films, dont « Docteur Jivago » ou « Lawrence d’Arabie »), Jean Michel Jarre a appris le piano au Conservatoire avant de participer au Groupe de recherches musicales (GRM) de Pierre Schaeffer, où il s’est initié à l’électronique et l’électroacoustique.
Il a également été parolier dans les années 70, signant de nombreux textes pour Christophe (dont « Les mots bleus » ou « Les paradis perdus ») ou écrivant « Où sont les femmes? » pour Patrick Juvet.
Son dernier album original, «Téo & Téa», est paru en mars.

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