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15 juin 2014

Jarre à l'IRCAM le 12 juin 2014 découvre le Mogees


Titre de cette présentation: Interaction geste-son : les IHM du futur et les nouveaux modes de jeu : Bruno Zamborlin (Mogees).
Jean Michel Jarre était prèsent tout l'après-midi à l'IRCAM pour découvrir et essayer des instruments innovants des membres de l'IRCAM (centre de recherches musicales) sous la direction de Frédérick Rousseau.
Le programme de la journée.
Merci à Kanta pour la vidéo.

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12 mai 2014

Artilcle de l'époque d'Oxygène

Coupure presse

13:16 Publié dans Interviews / Presse | | Tags : coupure presse |  Facebook | | |

30 avril 2014

Reportage sur TV5 monde La défense (15/07/1990)


Reportage de TV5 présentant notamment des réactions des spectateurs au concert de Jean Michel Jarre à La Défense le 14 juillet 1990.

20:07 Publié dans Interviews vidéos | | Tags : emission télévisée, la defense, 1990 |  Facebook | | |

18 mars 2014

Pour Jean-Michel Jarre, Pékin s’est privé de courant (Presse, 1/11/1981)

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Ce ne fut pas une nuit de Chine très caline, et pas encore une nuit d’amour. Mais certainement une nuit d’éveil de millions de Chinois ~ la musique synthetique. Une nuit de révolution cuturelle ! 1980 : sur le bureau de Tien Tsao-ping, les dossiers venus d’Occident s’accumulent. Rolling Stones, Pink Floyd, Elton John… Tous barrés rageusement au crayon rouge d’un mot honni en Chine: décadence ! 1981 : sur la scène de l’immense « stade des ouvriers de Pékin, devant trente mille Chinois hypnotisés, voici Jean-Michel Jarre, ses trente-ans, son smoking blanc, son appareillage électronique, ses lasers, son extraordinaire spectacle son et lumière modèle 1981, sa fabuleuse «musique du village planétaire».

Trente-cinq amplis, trente synthétiseurs, cent haut-parleurs, quinze tonnes de matériel, une machinerie fantastique commandée par Jarre , depuis un tableau de bord digne d’un navire spatial, et tout de même aussi quelques musiciens pour nourrir de rythmes «psychédéliques » cette «nuit électronique» retransmlse en direct sur toutes les TV et radios du céleste Empire. Dans le stade, l’immense foule chinoise où dominent le kaki et les tenues de travail grises et bleues, est littéralement émerveillée, fascinée, tétanisée par les langues d’électricité vertes ou rouges que crachent les lasers. Ces inventeurs millénaires du feu d’artifice sont saisis par cette féerie lumineuse et sonore venue de France. Pour l’alimenter, les pékinois se sont privés de courant pendant deux jours ! Ils ont payé leur place de 1 a 3 F (les salaires mensuels, en Chine, équivalent en moyenne à 180 F). Toutes catégories sociales confondues, les ouvriers des usines de Pékin, les employés des ministères, les soldats, garçons et filles de l'armée nationale populaire, tournent la tête en tous sens, pris de vertige par le son « quadriphonique » diffusé des quatre coins de l’immense stade. Ce soir, pour cette masse de spectateurs, pour ces millions d’hommes, l’oreille coIlée à leur transistor au fond des campagnes, ce diable de Français devient le « chamane », le «sorcier » qui les fait sortir d’eux-mêmes. Dans la tribune officielle, entouré d’eminentes personnalités, le Tibétain Panchen Lan Erdeni, vice-président de l’Assemblee nationale populaire, frère spirituel du Dalaï Lama, incarcéré sous Mao Tse-toung a été choisi par Tien Tsao-ping pour le représenter à cette grande première, Pour qui connait les Chinois, cette presence lamaïque ne peut être due au hasard. Les dirigeants de Pékin connaissent parfaitement l’histoire ésotérique de la musique. lIs savent que celle-ci est, pour la formatIon des caractères une force plus puissante que les croyances les slogans, les philosophies politico-sociames. L’histoire leur a appris que toute innovation dans un style musical est inévitablement suivie d’évolution en morale et en politique. Ils trouvent dans I’oeuvre de Jarre une harmonie quasi parfaite entre la technologie d’avant-garde et les archétypes musicaux fondamentaux, harmonie qui les intéresse tout particulièrement, eux qui cherchent à créer un équilibre entre ces deux nécessités politiques : la maîtrise des masses et la satisfaction de leur besoin d’ouverture et de rencontres. Que de chemin parcouru depuis la terreur éxercée par la « bande des quatre » !

Il y a seulement cinq ans, Tchaïkovski ou Ravel étaient des musiciens décadents, on cassait les doigts des pianistes classiques taxés de « déviationnisme » et I’on brisait leurs pianos ! Enfin, Tien Tsao-Ping vint, et avec lui un souffle de libéralisme, dont a bénéficié le fils de Maurice Jarre (l’auteur de la musique de Lawrence d’Arabie et du Docteur Jivago) qui fut l’un des premiers à travailler sur synthétiseur, tout en écrivant des chansons pour Françoise Hardy, Christophe ou Gérard Lenorman.

Les concerts en chine,1981


Sa musique intéressa les Chinois qui, passionnés de technologie moderne, ont diffusé plusieurs fois ses dlsques – Oxygène, Equinoxe… à la radio de Pékin, et même sur les places de villages ou dans les rizières. Deux voyages de Jean-Michel Jarre en Chine, quelques mini-concerts aux conservatoires de Pékin et de Shanghai emporterent l’adhésion des autorités, en même temps que celle des jeunes Chinois, et voilà comment a été rendu possible le surprenant concert, la plus importante manifestation culturelle venue d’Occident depuis le passage du cirque de Moscou en 1950, dit-on. Jean-Michel Jarre m’a confié : "Ma musique correspond à une demande profonde de l’inconscient collectif (…). Ici, en Chine, tout n’est pas rose. Mais je n’aurais jamais joué en Union soviétique, par exemple, où le système est réellement totalitaire. Regardez cette foule, pauvre, confrontée à d’immenses problèmes : elle reste vivante, malgré tout. Ce sont des individus qui se veulent vainqueurs de leur futur. En Union soviétique, les foules sont grisâtres, anonymes, abruties !" Et d’avouer : "J’espérais beaucoup, sur le plan culturel, de l’arrivée de la gauche au pouvoir. Mais le ministère de la Culture ne m’ a jamais aidé en rien, pour la réalisation de ce voyage en Chine." Jean-Michel Jarre a montré qu’on peut faire sans…

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16 mars 2014

Jean-Michel Jarre: le retour du fils prodigue (Lyon Capitale, 23/03/2010)

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80 millions de disques vendus, un million de spectateurs en 1979 lors de son concert place de la Concorde à Paris, des projets renversants de Pékin, à Houston, faut-il le préciser, Jean-Michel Jarre, Croix-Roussien de naissance, pourrait bien remplir les 17 000 m2 de la Halle Tony Garnier les doigts dans le nez. Pas pratique comme position pour jouer du synthé... Mais peu importe, Jean-Michel est un homme de défis.

Lyon Capitale : Après vos “méga-concerts”, ne risquez-vous pas de vous sentir à l’étroit à la Halle Tony Garnier ?
Jean-Michel Jarre :
Pas du tout. Ce n’est pas une question de taille ou d’échelle. Le projet est tout aussi spectaculaire car il y a des technologies, des techniques ou des idées que l’on ne peut pas utiliser hors les murs. C’est un vieux rêve de pouvoir porter la magie des concerts en extérieur dans des espaces contrôlés. Dans un espace fermé, je peux partager toute cette magie avec le public dans une proximité différente.

Difficile d’innover et d’être populaire à la fois ?
On peut tout à fait innover sans perdre pour autant le lien avec son public. J’ai été approché par les gens qui ont développé les caméras de James Cameron pour le film Avatar et nous devrions tourner le premier concert en 3D pendant le courant de l’année grâce à cette technologie totalement révolutionnaire.

Vous étiez déjà un pionnier des musiques synthétiques en France lors de la sortie en 1976 de l’album Oxygène
À force de me l’entendre dire, je le conçois. Dans la musique électronique ou électro-acoustique, il n’y avait pas grand-chose avant. C’est une chance dans une vie de pouvoir ouvrir des portes sur des territoires vierges. C’est quelque chose d’unique et de totalement irremplaçable. Et forcément, si vous rencontrez le public, ça laisse des traces, car vous étiez le premier. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait plus rien d’intéressant aujourd’hui. Au contraire ! Il y a un échange, une transmission.
Il y a beaucoup de jeunes artistes que j’apprécie et avec lesquels j’ai un certain nombre de projets comme le Dijonnais Vitalic, dont j’adore le dernier album Flashmob. Il a remixé l’une de mes premières compositions d’étudiant au G.R.M. (Groupe de Recherche Musicale). Une rareté sur le plan discographique qu’on va ressortir en édition limitée. D’autres collaboration sont à venir sur mon prochain album, toujours avec Vitalic, mais peut-être aussi avec Sébastien Tellier, Air, Moby, Les Daft Punk, ou encore les Chemical Brothers.

Quel est le secret de votre longévité dans ce milieu ?
Quand j’ai commencé, j’étais totalement marginal, totalement unique dans le paysage français voire international. Oxygène a été refusé par beaucoup de maisons de disque en Angleterre ou ailleurs. Pour eux, déjà, j’étais Français. Puis les morceaux étaient trop longs et il manquait la voix d’un chanteur. Mais ce sont ces différences qui ont créé l’impact. Et j’ai toujours gardé instinctivement une ligne de conduite, un univers, sans vouloir tomber, par exemple, dans le dancefloor et me prétendre DJ. Ce n’est pas mon métier. Il y a des gens qui font ça beaucoup mieux que moi.

Votre grand-père aurait bricolé la première table de mixage pour la radio française, votre père, Maurice, était un compositeur de renom, votre destin semblait tout tracé...
A posteriori, peut-être… Mais comme mes parents ont divorcé quand j’avais 5 ans, je n’ai pas du tout grandi sous l’influence de mon père. Mon grand-père m’a sans doute plus inspiré. Avec son côté inventeur un peu iconoclaste, il m’a transmis une certaine fantaisie, une approche ludique de la technologie qui a certainement influé sur mes choix musicaux.

Est-ce qu’on prend conscience, à un moment précis, d’avoir surpassé la notoriété de son père ?
Ce sont les pères qui ressentent ça plutôt que les fils. Moi, je n’ai jamais eu cette sensation. Je n’en ai jamais parlé avec lui, mais on m’a dit qu’il avait eu cette sensation. Lorsqu’il a, par exemple, rencontré sa dernière femme, une asiatique de Singapour, en Australie, elle lui a dit : “Ah, vous êtes le père de Jean-Michel !”. Ça l’a un peu choqué, dans un endroit aussi retiré, que l’on fasse ainsi référence à sa personne.

Votre plus belle récompense ?
Cette tournée 2010 sur cinq continents. C’est un énorme privilège de jouer dans des endroits où aucun Français n’est allé avant et de pouvoir le faire devant un public chaleureux qui accueillait ma musique avant même de m’accueillir physiquement. C’est une situation de rêve.

La critique que vous ne supportez pas ou plus ?
Quand on commence sa carrière, on est beaucoup plus fragile. Comme tout le monde, on préfère être caressé dans le sens du poil. Mais on s’aperçoit aujourd’hui, avec Internet, que les critiques des médias ont de moins en moins d’importance. C’est le bouche-à-oreille, via des forums ou des chats, qui va faire qu’un film ou un concert va fonctionner. Ça a totalement évolué et les critiques ont finalement une position ambiguë. Ils peuvent faire des papiers fabuleux sur un disque qui finalement ne marchera pas et vice-versa. C’est donc plus facile aujourd’hui d’avoir une attitude un peu distanciée vis-à-vis de la presse.

Qu’est-ce qui pourrait vous faire raccrocher ?
Se réveiller un jour sans désir. C’est mon moteur. On vit une époque où l’accessibilité à tout, via Internet notamment, peut tuer la notion de désir. Le rêve, c’est quelque chose qu’on ne peut potentiellement pas atteindre. Si on vous fait croire que l’on peut avoir accès à tous ses rêves de manière instantanée, vous devenez forcément une sorte d’enfant gâté avant même d’avoir goûté à tout ce qu’on vous offre. Cela peut tuer le désir. Moi, je ne suis pas du tout dans cette situation-là. Il y a plein de choses que j’ai encore envie de faire, d’améliorer. J’ai l’impression d’avoir fait beaucoup de brouillons dans ma vie. Voilà ce qui me fait avancer.

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