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26 décembre 2013

Interview au Matin: "Revisiter Oxygène m'a fait du bien" (12/2007)

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:: Article publié le 16 décembre 2007 dans Le Matin :: On ne présente plus Jean Michel Jarre, l’un des Français les plus connus dans le monde. Trente ans après le succès effronté d’«Oxygène» et ses douze millions d’albums vendus, le musicien le remet au goût du jour.
"Quand j’ai fait «Oxygène», c’était chez moi, avec des moyens très modestes. Je m’étais dit qu’un jour je l’enregistrerais d’une meilleure manière. Alors qu’on parle de haute définition pour l’image et le son, j’ai réenregistré la version telle que je voulais l’entendre, avec les vieux instruments mais avec un son bien meilleur. C’est un concert sans public. Le public, c’est vous, devant votre écran de télévision", explique-t-il. Une version bonus permet même grâce à des lunettes fournies avec le DVD de visionner le concert en 3D. Rencontre avec un homme sur qui le temps n’a pas laissé de traces.

Quel regard portez-vous sur «Oxygène», trente ans après?
J’ai forcément un rapport affectif lié à cette musique qui a bouleversé ma vie personnelle et artistique. Ça m’a montré pourquoi je faisais cette musique et pas une autre. On a toujours considéré la musique électronique comme froide, robotique, alors que j’étais obsédé par le côté sensuel et organique des instruments.

Vous avez été un précurseur de la scène électronique. Que pensez-vous des suiveurs, comme Daft Punk?
Des groupes comme Daft Punk ou Air s’en sont sortis parce qu’ils sont de bons musiciens. Il n’y a pas de notion de progrès en matière de musique. Chaque génération apporte son lot de talent. Mais la musique électronique a charrié beaucoup d’ambiguïtés. On en a parlé à travers les DJ, or, au départ, ce ne sont pas des musiciens mais des passeurs de musiques des autres. Ce n’est pas du tout péjoratif mais c’est une autre activité. Ensuite, ces DJ ont voulu faire de la musique. Ce n’était pas très convaincant parce que ça n’était pas leur truc. On a tendance à assimiler la musique électronique à celles des dancefloors mais elle n’est pas un genre en particulier. C’est une manière de faire de la musique.

Qu’est-ce qui motive un nouvel album?
Souvent, des impulsions, des envies. Pour «Téo et Téa», j’ai traversé une période un peu compliquée dans ma vie privée et professionnelle et j’ai eu envie de faire un album assez dynamique, en utilisant des rythmes de dancefloor. Ce n’était pas un virage, juste une expérience. La notion de renouvellement est très dangereuse dans le trajet d’un artiste. Un artiste ne peut pas se renouveler; il a une chose à dire et il la dit toute sa vie de manière différente. Je pense qu’il est bon parfois de revenir à ses racines pour voir où l’on est sur le plan de l’identité artistique. Revisiter «Oxygène», psychanalytiquement parlant, m’a certainement fait du bien.

Vous êtes un pionnier et, pourtant, vous traînez une image de ringard. Comment l’expliquez-vous?
Je connais ça depuis toujours. A l’époque, «Oxygène» a été refusé par toutes les maisons de disque, c’était un ovni arrivé en pleine époque disco et punk. Je n’ai jamais été ni dans un mouvement ni reconnu comme appartenant à une vague particulière. Et les grands concerts que j’ai pu faire m’ont collé une image superficielle. On m’a souvent jugé sur les images de feux d’artifice sans nécessairement voir les raisons pour lesquelles je le faisais. On ne peut pas plaire à tout le monde et, finalement, je vis très bien avec cet état de confusion. Quand vous durez, forcément, à votre troisième album, vous êtes un vieillard. Alors à votre quinzième, c’est l’époque des dinosaures!

Pourquoi avez-vous si longtemps privilégié les concerts à l’extérieur?
Il y a plusieurs explications. D’abord, j’ai un côté un peu claustrophobe, et puis la musique électronique est une musique de laboratoire, de studio. On a envie de sortir, parfois. La troisième raison, plus profonde, c’est que j’ai envie d’entendre cette musique en extérieur. On est dans une époque où les lieux de concert cessent d’être des théâtres pour devenir des salles de congrès: il y a un congrès de parti politique le lundi, un match de boxe le mardi, une réunion de publicitaires le mercredi, et vous passez le jeudi, dans des ondes qui sont un peu contradictoires. Instinctivement, j’ai voulu investir des lieux plus vierges.

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22 décembre 2013

"Ma mère est une héroïne de la Résistance" (1987)

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"Jean-Michel Jarre", chez Orban, est un très bel album avec des photos signées Charlotte Rampling, Helmut Newton, Armand de Wildenberg et des textes de Jean-Louis Remilleux. Il permet de revivre la magie de tous les concerts de Jean-Michel. Sort également un 33 tours rassemblant les meilleurs morceaux de ses concerts de Houston et de Lyon mais recréés en studio à partir des versions originales.

C'est France Jarre qui, la première, a accueilli Jean Moulin lorsqu’il est venu à Lyon, puis elle a été déportée a Ravensbnick. A2 a invité son fils dans toutes ses émissions et journaux, et diffuse son concert lyonnais en stéréo avec NRJ.

"Pardonnez-lui, cela fait trois jours qu’il ne dort pas…" En l’absence des propriétaires de céans – Jean-Michel sera de retour dans queIques minutes, Charlotte (Rampling) est au Texas où elle tourne un film policier et les enfants, Barnabé, Emilie et David, sont en classe – une pétillante dame très brune fait les honneurs de la maison de Jean-Michel Jarre, à Croissy, près de Paris. "C’est la dernière fois que I’on photographie le mobilier 1950 de Jean-Michel et de Charlotte. Le mois prochain, ils vont tout refaire." France Jarre, la mère de Jean-Michel, ne parait pas fâchée de voir disparaître les tables de formica et les lampes à abat-jour de plastique. "Savez-vous que c’est probablement à ma mère que je dois d’avoir eu l'envie de mon grand concert à Lyon, lors de la visite du Pape à l’automne 1986 ?", précise Jean-Michel.

:: L'inventeur du pick-up Teppaz ::
II est né a Lyon, en août 48, à l’hôpital de la Croix Rousse: "C’est grâce à ma mère, d’une vieille famille lyonnaise, et à mes grands-parents Jarre, eux aussi lyonnais, que j’ai gardé de très profondes attaches avec cette ville. Je n’y ai pas grandi puisque ma mère m’a élevé seule, modestement, à Vanves, mais j’y ai passé mes vacances jusqu’à l'adolescence." Jean-Michel se souvient qu’enfant, il était fasciné par les boutiques d’antiquités que tenait, à côté de celle de sa mère, aux Puces, le frère de Boris Vian. "Mes instruments – clavier à images ou harpe laser sont directement héritiers de son orgue à parfums ou de son violon trompette." Héritiers aussi de cette console de mixage dont son grand-père, André Jarre, fut I’inventeur avant de mettre au point le premier pick-up portable Teppaz. "Son atelier était pour moi une caverne d’Ali Baba où je passais des journées entières pendant mes vacances. Le concert de Houston : avec un million trois cent mille spectateurs, était impressionnant par ses dimensions. Celui de Lyon, lui, m’a particulièrement ému. Vous vous rendez compte la scène se trouvait exactement à I’endroit où ma grand-mère allait faire son marché. Mes grands-parents habitaient cours de Verdun. De la fenêtre, on voyait les boulistes. Maintenant, tout est bétonné."

Ce béton, qui a gangréné la ville et dont l'invasion a coïncidé avec la disparition de ses grands-parents, a tenu Jean-Michel quelque temps éloigné de sa ville natale. Mais l’empreinte restait puissante. "Quand j’ai su que le pape allait venir à Lyon, j’ai aussitôt sauté sur l'occasion que m’offrait I’actualité pour faire connaître cette ville particulièrement complexe et attachante. Lyon est à la fois très religieuse et très franc-maçonne. C’est une ville très florentine et très européenne, de par sa position de carrefour entre l’Europe latine et l’Europe du Nord. C’est, enfin, une ville du passé tournée vers le futur. Et en pleine actualité avec la visite du Pape, puis aujourd’hui, avec le procès Barbie." Un procès que la mère de Jean-Michel suit avec beaucoup d’attention. "Au début de la guerre, elle tenait un commerce de lingerie féminine, La Lingerie pratique, et c’est une héroïne de la Résistance. Lorsque Jean Moulin est venu à Lyon, c’est elle qui, la première, l'a accueilli. Trois fois arrêtée, elle a été trouvée la troisième fois – quinze jours avant la Libération de Paris – en possession de tous les plans de l’insurrection à Paris. Elle a été déportée à Ravensbrück dont elle n’est revenue qu’un an plus tard."

:: La médaille de De Gaulle ::
Dès 1942, France Jarre recevait de Londres sa médaille de la Résistance que Charles De Gaulle lui avait fait envoyer et qu’elle reçut d’un parachutiste. Elle devait être la première femme résistante ainsi récompensée: "Ma mère redoute un peu le 'cirque' que Verges crée autour de ce procès, mais contrairement à d’autres, elle estime que ce procès est indispensable. En ce qui me concerne, je pense qu’en dépit des révélations choquantes et scandaleuses que risque de faire Verges, et qui viseront à salir des résistants et même, je crois, des Juifs, notre époque, et les jeunes surtout, est assez adulte pour s’accommoder d’une vision de I’Histoire moins monolithique que celle qui nous a été enseignée à nous." C’est parce qu’il pense, aussi, que le troisième millénaire sera celui de l’intégration du passé et du modernisme le plus avancé, que Jean-Michel Jarre a pour prochain projet la réalisation d’un concert-show à Londres, dont les anciens docks réaménagés accueillent, dans ce qui fut le coeur de l'Angleterre du passé, les industries et les installations les plus révolutionnaires: "Le concert, expliquait-il, aura lieu en septembre. II ne me reste plus que trois mois pour écrire la musique et monter le spectacle. Je cours sans cesse après le temps, surtout en ce moment, mais la journée d’Antenne 2 me satisfait pleinement. Rendre compte à la fois de l’actualité et des émotions qu’elle suscite en moi, c’est précisément la raison d’être de mes spectacles où je mêle différentes formes d’expression, images, musique et sons." Il y a, dans le programme d’été de Jean-Michel Jarre, beaucoup de nuits blanches en vue. Car celui que la presse a sacré "pape de la musique futuriste", et qui a conquis le monde avec trente millions de disques vendus, est avant tout un passionné…

Article rédigé par Martine Bourrillon dans Télé 7 Jours le 1er juin 1987.

12:25 Publié dans Interviews / Presse | | Tags : lyon, 1987, maman |  Facebook | | |

21 décembre 2013

Article du "Monde" sur la "Nuit électronique" du 14/07/1998

Concert de Jean Michel Jarre le 14 juillet pour célébrer la fin du Mondial: Une effervescence bleu, blanc, rouge

Les concerts du 14 juillet de Jean-Michel Jarre vont bientôt devenir aussi immuables que le défilé militaire. Pour la quatrième fois, le musicien rassemblait les Parisiens à l’occasion de la fête nationale. S’il jouait au pied de la tour Eiffel, Jean-Michel Jarre a légèrement calmé ses ardeurs monumentales. Pas de projection sur immeubles ni de show-laser titanesque. Rendez-vous 98 s’est "contenté" d’une scène au toit en demi-cercle et de vingt-cinq grands écrans disposés le long du Champ-de-Mars. Pendant deux heures, cette Nuit électronique a mêlé l’effervescence victorieuse de la fin du Mondial aux allures de Love Parade techno.

Avant le Mondial, Jean-Michel Jarre a enregistré deux hymnes au football: Rendez-vous 98, avec les Britanniques d’Apollo-Four-Forty, et Together Now avec Tetsuya "TK" Komuro, vedette au Japon (plusieurs millions de disques vendus en Asie). Chacun d’eux partagera la scène avec lui ce soir. Autres invités, les DJ Claude Monnet et DJ Cam, les Allemands de Resistance D et même des rappeurs. But de la manoeuvre : insuffler de nouveaux sons et de nouveaux rythmes au répertoire du créateur d’Oxygène et montrer le rôle de parrain qu’il peut avoir auprès de la génération techno.

:: Métissage ethno-techno ::
Les premiers essais ne sont pas concluants. Les syncopes jungle d’Apollo-Four-Forty se marient mal, dans un premier temps, avec la grandiloquence naïve du clavier de Jarre. Mais ce concert réservera de meilleurs moments. Grâce à l’apport du rap de Dadou, membre du groupe KDD, et de DJ Cam, inventant derrière ses platines de nouvelles sculptures hip-hop. Grâce aussi à deux batteurs situés de chaque côté de la scène, dynamisant les boucles synthétiques avec une énergie sauvage. La scénographie s’anime de quelques trouvailles. Breakdancers intrépides, échassiers semblant échappés du carnaval de Venise, trois choristes japonaises, une vingtaine de "ravers" et deux poupées gonflées au rythme de danses frénétiques. Des feux de bengale et, devant la tour Eiffel, les premières fusées. Un début d’incendie s’est d’ailleurs déclenché au sommet du toit bâché.

Enroulé dans un drapeau tricolore, Jarre dédie à Zinedine Zidane le métissage ethno-techno d’un titre d’inspiration arabisante. Avec TK, le Français semble composer la bande originale d’un film d’épouvante illustrée par des images enfin impressionnantes qu’on croirait tirées de Microcosmos. Lors d’un final festif, tous les participants entrent sur scène sous une pluie de cotillons. Avant que ne s’embrase pour de bon le vrai feu d’artifice.
Article rédigé par Stéphane Davet dans "Le Monde"

15 décembre 2013

Télé Poche revient sur l'enfance de Jean Michel Jarre (1/12/1988)

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S’il voulait, il pourrait mettre sa vie en musique. Avec, à son côté Merlin l’enchanteur, ce serait sûrement un beau spectacle. L’histoire s’achèverait sur les accords de cent synthétiseurs. Il aurait 88 ans. On raconterait le succès, les millions de disques vendus, la renommée mondiale, les concerts-chocs. A Pékin, Paris, Houston, Lyon et, récemment, dans les docks de Londres.

Un beau conte de fées, commencé il y a quarante ans. A l’occasion de son "Avis de recherche", Jean Michel Jarre se souvient. Les anecdotes, les copains, la famille, l’école… les souvenirs se bousculent pêle-mêle. Avec bonheur.

Installé à Paris avec sa mère, il retourne dans sa ville natale, Lyon, pour les vacances. C’est là que vit toute sa famille. "Des fenêtres, je voyais les cirques s’installer sur la place, les chapitaux se monter. Avec mon copain, Michel Canard, le fils du coiffeur, on allait voir les nains, les trapézistes, les clowns. Jarre et Canard, on faisait la pair".

Jean Michel passe aussi beaucoup de temps avec son original grand-père. Un normalien musicien et bricoleur qui, quand il ne joue pas du hautbois, invente le premier pick-up portable Teppaz. "Parfois, on allait jusqu’à Perrache à pied. Dans mon souvenir de môme, c’était une véritable expédition."

Les vacances achevées, Jean Michel reprend le chemin de la capitale. Là, il habite dans un petit deux-pièces de la banlieue sud. Ses parents ont divorcé quand il avait 5 ans. Son père, le compositeur Maurice Jarre, spécialiste de musique de films, part vivre aux Etats-Unis. Jean Michel ne le verra plus. Mais il refera sa connaissance à l’âge adulte. Depuis, ils se téléphonent une fois par an. "Nos rapports sont amicaux", dit-il.

A Paris donc, à Vanves, le petit garçon fréquente l’école communale. Dès l’âge de cinq ans, on lui apprend le piano. A sept, il faut le traîner aux cours de solfège. Il arrête deux ans avant de "reprendre volontairement", explique-t-il.

En ce temps-là, sa mère l’emmène chaque dimanche au "Chat qui pêche", à Saint-Germain-des-Prés. Elle y retrouve Mimi Ricard, une amie de la Resistance, qui s’occupe de cette boîte de jazz. "J’écoutais les trompettes, les saxos", se souvient Jean Michel. "Le jour de mes neuf ans, Chet Baker et Don Sheny ont joué pour moi. J’étais très impressionné".

Sa passion pour la musique naît à cette époque. Plus tard, au lycée Michelet, il crée son premier groupe "Les Mystères IV". "Nous avions 13-14 ans", dit-il. "La musique avait envahi ma vie. J’avais vendu mon train électrique aux enchères à Drouot pour me payer une guitare et un magnétophone. Parfois, ma mère cachait mes instruments pour m’obliger à travailler mes leçons". Cela ne l’empêche d’aller concourir à la foire de Paris avec ses copains musiciens et de remporter la finale devant "les Haricots Rouges". "On était très fiers", dit Jean Michel.

A l’âge de 16 ans, il s’inscrit aux cours de Pierre Schaeffer, le responsable du service de la recherche de la télé. "C’est lui qui m’a fait comprendre que la musique était le domaine des sons plus que celui des notes des accords et des harmonies. Dès lors, j’ai « mal tourné » en m’orientant vers la musique électronique".

La suite, on la connaît. A 20 ans, il compose "AOR" pour l’ouverture de l’Opéra de Paris. Il enchaîne avec des chansons pour Christophe, Patrick Juvet, Gérard Lenorman… Il sort un album Oxygène, huit millions d’exemplaires…

Son enfance, sa jeunesse, c’est déjà du passé.

"C’était bien, dit-il en souriant. Avec ma mère, nous vivions modestement. Elle tricotait et j’entends encore le va-et-vient de la machine. Je crois que j’étais déjà un garçon un peu indiscipliné. J’aimais faire les quatre cents coups".

Article rédigé par Margot Real

15:09 Publié dans Interviews / Presse | | Tags : 1988, enfance de l'art |  Facebook | | |

25 novembre 2013

JMJ, président de la CISAC, interviewé sur France 24 à Avignon (2013)

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Stéphanie Antoine reçoit Jean Michel Jarre, à l'occasion du Forum d'Avignon, rencontres internationales du monde de la culture, de l'économie et des médias. Auteur-compositeur-interprète, il est également président de la Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs (Cisac).
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