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05 janvier 2014

L'académie des 9 (17/06/1985)


Le clip d'Oxygène 4 avec quelques incrustations vidéos supplémentaires. Emission présentée par Jean-Pierre Foucault.

22:59 Publié dans Interviews / Presse | | Tags : 1985, emission télévisée |  Facebook | | |

03 janvier 2014

Jarre donne son 'Oxygène' à la Chine (12/1981)

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Comme un cosmonaute qui descend de son Lem, Jean-Michel Jarre, un mois et demi apres son retour de Chine, est encore « sonné ». Mais avec les soixante personnes qui accompagnaient le premier groupe occidental à s’être produit en Chine, il a reçu le choc de deux civllisations aux concepts et à la philosophie si différents, si éloignés; qu’eIles évoquent l’une pour l’autre bien des mystères et suscitent bien des fascinations. Grâce à lui une porte s’est entrebâillée à un échange culturel plus fréquent. Les Chinois aimaient Brahms. Après Beethoven et Ravel, Jean-Michel Jarre est leur dernier musicien connu. Pour ceux qui n’ont pas suivi son étonnante odyssée au pays du lotus bleu, Jean-Michel Jarre prépare une carte postale musicale, un double album, un livre et un film.

:: Sensible ::
De la cave de sa maison de Bougival, dans son studio d’enregistrement, l’archange du synthétiseur mixe jour et nuit. Dans son shaker, électronique, il module le dosage exact des meilleurs moments de ses concerts de Pékin et de Shangai. Il y coule les sons des pousse-pousse bien huilés, les claquements de baguettes, des rires de petites filles à nattes d’ébène, pour nous offrir un cocktail explosif couleur rose, jaune et vert pastel comme le ciel, la terre et les maisons de là-bas. Il se nommera « La Chine selon Jean-Michel Jarre » et il risquera de faire tourner nos têtes. Alors qu’Elton John, les Rolling Stones, les Pink Floyd trépignaient de desir de donner des concerts au pays de Mao se sont cassé dix fois les dents sur une muraille de refus, Jean-Michel Jarre s’est armé d’une patience orientale pour dérocher sa lune. Durant trois ans, au cours de trois voyages. Les Chants magnétiques, Equinoxe, Oxygène, un petit synthétiseur sous le bras, il a donné des conférences et des mini-concerts dans les universités et au conservatoire de musique de Shangaï et, miracle, il a fini par magnétiser les autorités. Elles lui ont dit oui. Alors, les publicitaires chinois ont conçu une campagne : les murs de Pékin et de Shangaï, quelques semaines avant le grand événement, se sont couverts d’affiches. On y voit Jarre, le romantique, au clavier électronique, inspiré, la Tour Eiffel flirter avec la Grande Pagode. Puis, Jean-Michel Jarre a préparé ses concerts : « Je ne voulais pas donner des représentations banales, jouer mes morceaux et au revoir. J’ai composé de nouveaux morceaux et j’ai répété avec un orchestre symphonique de trente-quatre musiciens chinois. » A sa symphonie synthétique se mêlent violons à deux cordes, luths et flûtes chinoises. Un point sensible de plus a été touché et le Tibétain Panchen Lama Erdeni, vice-président de l’Assemblée nationale populaire, choisi par Deng Xiao Plng pour le représenter, il en pleure de jole. Il n’était jamais apparu en public depuis qulnze ans… Une grande partie des spectateurs, est venue à bicyclette et a payé sa place l’équivalent d’une semaine de salaire. L'assistance, débordée d’enthouslasme, tape des mains, danse, saute, en réclame encore. Et Jarre, qui va jouer avec un petit synthétiseur dans la foule, est énergiquement reconduit sur scène. Simultanément, à la radio, cinq-cents millions d’auditeurs, cent trente millions de téléspectateurs, voient l’immense spectacle aux lasers. C’est la rencontre de deux mondes, la séduction, l’enthousiasme, le délire. Jarre est devenu une idole en Chine. Si Jean-Michel Jarre est «sonné», c’est parce qu’il a vécu là-bas une drôle de relation avec le temps. J’al vu un malade transporté par sa famllle en charrette à l’hôpital pour se faire opérer au laser, Au bout de deux jours, nous avions ôté de nos poignets nos montres. Là-bas, le temps coule doucement.

:: Une longue convalescence ::
Après dix ans de Persécution, la Chine est encore meurtrie d’une révolution culturelle qui broyait les doigts des pianistes, brûlait les pianos, bannissait tout ce qui était étranger parce que décadent. Elle se relève aujourd’hui d’une longue convalescence. Sous Mao, sept disques que tous connaissaient par coeur étaient autorisés, inspirés de la musique traditionnelle. Sous la «Bande des quatre», tout ce qui était ancien devenait féodal, étranger, bourgeois. Le conservatoire de muslque de Shanghaï qui a été fermé pendant sept ans se ranime aujourd’hui. Quatre cents professeurs et huit cents élèves y jouent Brahms, Beethoven, Chopin. Dans certaines pagodes, avec les vapeurs du saké et le fumet des rouleaux de printemps, le goût aigre-doux d’une vie tissée de pureté, de courage et de recueillement, filtre à travers les paravents, de la chaîne stéréo, le Boléro de Ravel… En fixant l’équinoxe d’or, un paysan s’en va aux champs avec sous son chapeau rond un walkman que son cousin lui a ramené de Hong-Kong. Son pas est rythmé par Les Chants magnétiques. C’est Jarre qui lui a donné la cassette.

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02 janvier 2014

Jean-Michel Jarre, Charlotte Rampling : unis au cinéma comme dans la vie (1/07/1983)

1983,cinéma,charlotte rampling:: Article du Parisien Libéré :: L'utilisation des techniques les plus avant-gardistes ne lui ayant pas fait perdre le goût de l’artisanat, Jean-Michel Jarre vient d’acquérir avec Charlotte Rampling les droits d’un roman policier américain dont il compte composer la musique au fil de l’évolution du scénario, des ambiances et des dialogues. "Une notion chère à Sergio Leone et Federico Fellini qui ont toujours travaillé en étroite collaboration respectivement avec Ennio Morricone et Nino Rota", explique-t-il.
"Depuis dix ans, à mon sens, il n’y a pratiquement plus de thèmes qui méritent de passer à la posterité. Pour certains, ce genre de composition constitue même une simple illustration sonore. Pourtant si un metteur en scène consacre cinq années de sa vie à un long metrage, il devrait en être de même pour l’auteur de la bande originale !".
Ayant répondu par la négative aux offres des producteurs de "Superman" et des "James Bond". Jarre consacre une grande partie de son temps à la recherche des futurs partenaires de son aventure cinématographique. "Il ne s’agit pas pour moi de devenir producteur, précise-t-il, mais de réunir ceux qui désireront travailler avec nous. Charlotte se réserve bien entendu le rôle principal et nous n’avons encore cboisi ni le réalisateur ni le dialoguiste. Enfin, si les thèmes mélodiques auront une grande importance, il ne s’agira pas d’une comédie musicale !". A cette tâche, il va s’atteler tout l’été après avoir terminé un nouvel album. Pour l'instant, il ne pense qu’à cette soirée de mercredi dont tout le monde parle, au cours de laquelle va être vendu aux enchères à l’hôtel Drouot, par Pierre Cornette de Saint-Cyr, l’exemplaire unique de son disque Musique pour supermarché. "La matrice qui a servi à sa fabrication sera détruite au chalumeau le soir même. Et, malgré les offres qui me parviennent d’outre-Atlantique, je ne recommencerai jamais une telle expérience. Ce qui permettra à ce microsillon de faire office d’oeuvre d’art au même titre qu’un tableau".

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31 décembre 2013

Article du Monde sur Les Douze rêves du soleil (29/12/1999)

Le compositeur et joueur de clavier français présentera "Les Douze Rêves du Soleil", un spectacle où les projections vidéo, les jeux de lumières et les mélodies électroniques sont combinés

:: SON ET LUMIÈRE ::

Alors que la plupart des projets pharaoniques de stars pour célébrer le passage à l’an 2000 ont été annulés ou révisés à la baisse, Jean-Michel Jarre aura mené jusqu’au bout Les Douze Rêves du Soleil. A la tête d’une troupe de mille personnes, le musicien français présente sur le plateau de Guizeh un gigantesque son et lumière, » un opéra électronique » inspiré d’un épisode concernant Râ, le dieu Soleil. Ce spectacle, au coût de 60 millions de francs, fait l’objet de violentes critiques en Egypte liées à sa date, pendant les dix derniers jours du ramadan. Surtout, le 1er janvier 2000 n’a de sens que pour 1 % des habitants de la vallée du Nil.

Il y a quelques mois Les Douze Rêves du Soleil n’auraient pu être qu’une manifestation parmi d’autres noyées dans les cérémonies officielles estampillées an 2000. Dans la grande foire aux événements avaient été annoncées des prestations de David Bowie au bout du bout de la Nouvelle-Zélande, de Michael Jackson, des Rolling Stones, de Pink Floyd et de quelques autres stars de réputation internationale. Mais, suite à l’annulation ou à une révision à la baisse de la plupart de ces projets, c’est vers le spectacle que Jean-Michel Jarre devrait présenter dans la nuit du 31 décembre 1999 au 1er janvier 2000 sur le plateau de Guizeh, devant les pyramides de Chéops, Chéphren et Mykérinos, que se tournent tous les regards. Et en premier lieu ceux des caméras chargées de fournir des images des différentes célébrations aux deux consortiums (l’un britannique, l’autre américain) qui vont revendre aux télévisions des heures de programmes et qui recherchent en priorité du son et lumière à grand spectacle.

Au-delà de toute critique esthétique, Jarre a su, depuis son premier concert en plein air, place de la Concorde, à Paris, le 14 juillet 1979, combiner des projections vidéo, des jeux de lumières, sa musique aux mélodies évidentes, dont la techno actuelle reproduit à l’envi certains des éléments, à une mise en scène des lieux où il s’installe. Dans un studio de répétition à Vanves (Hauts-de-Seine), peu de temps avant son départ pour Le Caire à la mi-décembre, Jean-Michel Jarre explique une nouvelle fois que ses concerts "ne sont pas des concerts tout à fait comme les autres. On me dit souvent que je fais des choses spectaculaires, mais il ne faut pas confondre la taille et l’échelle. Quand on est en extérieur, l’échelle est différente, le plafond est plus haut, les perspectives sont différentes. J’aime bien l’idée du concert unique. On arrive comme des saltimbanques, on s’installe sur la place du village et on repart discrètement le matin". Sauf que dans son cas il lui faut bien admettre que les places de village ont une superficie de plusieurs hectares, que les saltimbanques transportent plusieurs tonnes de matériel et que, bon an mal an, les spectateurs se comptent en centaines de milliers, voire en millions de personnes. De l’artisanat à grande échelle.

:: ASPECT FITZCARRALDO ::
Après la Concorde, Houston, pour le vingt-cinquième anniversaire de la NASA, les quais de la Saône, à Lyon, pour la visite du pape Jean Paul II, les docks de Londres, Pékin, le Champ-de-Mars, l’université de Moscou, le parc du château de Versailles et d’autres lieux (dont, plus traditionnellement, des salles de spectacle fermées), Jarre et une troupe de près de mille personnes (ses musiciens, des musiciens traditionnels égyptiens et nubiens, l’orchestre de l’Opéra du Caire, des gens de spectacle, des techniciens locaux et des équipes européennes) prendront pour décor le désert de sable et les pierres des pyramides.

Sur le papier l' "opéra électronique" de Jarre a de l’allure, pour qui aime le genre. L’ancien élève de Pierre Schaeffer au Groupe de recherche musicale, parolier de Françoise Hardy ou de Patrick Juvet, auteur de musiques pour des spots publicitaires, s’est inspiré d’un épisode de la mythologie égyptienne (Râ, le dieu Soleil, passe en barque chaque nuit sous douze portes qui symbolise douze états différents de l’homme) pour découper son spectacle en douze étapes. Début après la dernière prière au coucher du soleil et fin avec le premier appel à la prière au lever du soleil. Le temps, l’éternité, la mémoire, le courage, l’innocence, la liberté seront évoqués à cette occasion. Au début du spectacle, des sons naturels accompagneront des projections sur les façades des pyramides. A partir de 22 h 30, Jarre et les différents musiciens s’installeront sur une scène érigée à distance des pyramides pour un mélange d’anciennes compositions, de thèmes écrits pour la circonstance et d’extraits de son nouvel album, Métamorphoses (Dreyfus Music, sortie en février 2000). A 1 h 30, ce sera au tour des musiciens traditionnels de tenir la vedette avant le retour de Jarre pour un final à l’aube.

Le tout sera filmé par le Britannique Mike Mansfield, un spécialiste des tournages de concerts pour la télévision. Dès la conception, qui remonte à l’hiver 1997, à la demande de l’Etat égyptien et en particulier du ministre de la culture, Farouk Hosni, j’ai tenu compte du fait que cela devait être filmé. J’espère que l’on arrivera à filmer la nuit, les petites choses dans les coins, les allumés qui vont de rave en rave dans le monde et qui sont attendus, en même temps que l’aspect Fitzcarraldo, démesuré, de cette aventure. Il faut que l’on s’approche des pierres, qu’on en sente la matière. Pour des raisons de sécurité et de protection du site, la capacité d’accueil des spectateurs payants a été limitée à cinquante mille personnes. Dix mille d’entre elles seront des privilégiés qui, contre la somme de 400 dollars (394,30 euros, 2 586,45 francs), seront à l’abri du froid dans des tentes où un buffet "cinq étoiles" sera servi et le concert diffusé sur des écrans géants. En face de la scène, en extérieur, il en coûtera 20 dollars (19,72 euros, 129,32 francs) pour les habitants et 50 dollars (49,29 euros, 323,31 francs) pour les étrangers pour assister à la même nuit.

:: DÉPLACEMENTS CONTRÔLÉS ::
A Paris, le producteur Jean-Claude Camus, habitué des grandes entreprises, notamment avec Johnny Hallyday, estime que le gouvernement égyptien ne devrait pas récupérer beaucoup d’argent sur un investissement de près de 60 millions de francs qui sur place a été régulièrement critiqué, comme l’a été la tenue du spectacle. "Pour la production dont j’ai la charge", explique Jean-Claude Camus, "c’est un coût de 45 millions de francs, dont 5 pour les transports. Quant à la somme de 400 000 dollars qui a été annoncée comme cachet pour Jean-Michel Jarre, si elle atteint moins de la moitié ce sera le maximum." Si à ce jour il n’y a pas eu de menaces sur les équipes qui préparent le spectacle, les routes qui mènent au site sont protégées par des militaires et le moindre déplacement est contrôlé. Une ambiance qui tranche nettement avec le message humaniste que Jarre s’applique soigneusement à transmettre.

La chaîne de télévision M6 diffusera, en différé, la partie du concert où Jean-Michel Jarre sera présent tandis que Radio FG le diffusera en direct avant un programme de musiques électroniques.

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27 décembre 2013

Article de Ouest-France sur les concerts en Chine (14/11/1981)

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Donner une série de concerts de musique électronique, dans une Chine qui, dix ans durant, sous le règne culturel de Mao, avait vécu au rythme lancinant des sept seuls opéras tolérés par la censure, tenait de la gageure. C’est pourtant le pari qu’a gagné fin octobre Jean-Michel Jarre avec ses lasers et ses synthétiseurs : cinq concerts, cent vingt-cinq mille spectateurs, une curiosité et un enthousiasme sans bornes.

"Cela été une oeuvre de longue haleine", raconte J.-M. Jarre. "Tout avait commencé avec les fêtes du 14 Juillet que j’avais animées en 1979, place de Ia Concorde. Les Chinois furent intéressés : c’était l’époque de leurs quatre grandes modernisations. Suivirent pour moi trois voyages à Pékin où je parlai de ma musique et expliquai mes instruments. Lors de ma première visite, je laissai d’ailleurs quelques uns de ces instruments sur place : il n’y avait à l’époque que deux pianos dans tout Pékln… "

La préparation fut longue et difficile. Et d’abord la préparation "idéologique" ; un tel spectacle était-il montrable ? Pouvait-on présenter à un "public vierge" une musique aussi nouvelle, alors que la Chine avait refusé d’accueillir les ballets classiques, la peinture contemporaine américaine ou les Rolling Stones ? Finalement, les Chinois se décidèrent à lancer l’invitation officielle tant attendue, partant du principe que les synthétiseurs, parfaitement nouveaux, ne pouvaient être "décadents" et qu’un Jean-Michel Jarre, à tout prendre, était sans doute moins "bourgeois" qu’un Beethoven… Restait la préparation technique. Elle dut beaucoup à I’improvlsation ; seize tonnes de matériel et soixante personnes. cela ne se manie pas comme un quintette, même lorsqu’on loge à deux par chambre. Les Chinois avaient en outre tenu à ce que les musiciens français et un orchestre traditionnel chinois interprètent ensemble une vieille mélodie folklorique. Jean-Michel Jarre avait donc dû répéter à Paris, enregistrer sur cassette puis envoyer à Pékin ladite cassette. Les Chinois, sur cette base, enregistrèrent à leur tour, avant d’envoyer à Paris une nouvelle cassette. Et ainsi de suite…

Fin octobre, ce fut enfin, à Pékin, la première. "Avec tous ses impondérables. On avait bien prévu l’électricité", se souvient Jean-Michel Jarre. "Mais les câbles s’arrêtaient dans le coulolr. Pour trouver les deux cents mètres manquant, II fallut faire venir des cables spéciaux du centre de la Chine: deux jours et demi d’attente… A Shanghai, ce fut pire encore: pour fournir au stade l’électricité nécessaire, ou prolonger dans I’obscurité un quartier entier de la ville…" Et puis, poursuit J.-M. Jarre, "Il fallait tenir compte à Pékln du fait que le dernier autobus est à 9 h 15 et que les officiels exigeaient un entracte pour aller faire pipi…" Le succès remporté fit vite oublier toutes ces petites difficultés. Et cela bien que les techniciens chinois, captivés par le spectacle, en aient souvent oublié de s’occuper de leurs projecteurs. Un succès total, surtout lorsque J.-M. Jarre descendit dans la salle pour faire jouer les auditeurs. La sécurité est alors intervenue brutalement, matraquant quelque cinquante personnes. "Vous ne devez pas recommencer, me prévinrent les autorités. Cette foule est Incontrôlable. Il peut y avolr des morts…"

Aujourd'hui, que reste-t-il de cette « première » ? La satisfaction d’avoir laissé là-bas le premier disque de musique occidentale moderne. La satisfaction aussi d’avoir permis la construction du premier synthétiseur chinois. La satisfaction enfin d’avoir apporté à des Chinois, curieux et amicaux, quelque chose de neuf. Mais à côté de ces satisfactions, une sourde inquiétude: celle que la Chine officielle ne se referme très vite sur elle-même, comme surprise de son audace.

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